mardi 8 septembre 2009

Cocaïne et dépendance

Cocaïne et dépendance


Apanage des soirées branchées dans les années 80, la cocaïne a désormais conquis la rue. Témoignages de cocaïnomanes et de spécialistes de l'addiction.
Kai Hawaii, chanteur, DJ et depuis peu écrivain, explique comment la cocaïne lui a longtemps semblé indispensable à sa création musicale. Parvenu au sommet de sa carrière, le champion de triathlon Andreas Niedrig a reconnu dans un livre qu'il avait été accro à la "coke". Parce qu'ils sont, dans leurs domaines respectifs, des personnalités, les deux hommes peuvent mettre à profit leur expérience pour participer aujourd'hui à une politique de prévention. Car il y a aussi tous les anonymes qui ne savent plus comment se libérer de leur addiction, comme cet homme d'affaires et cette étudiante qui se sont confiés à la caméra. Le psychologue berlinois Wolfgang Götze, directeur de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, et le psychiatre français Francis Curtet considèrent que cette drogue a été trop longtemps banalisée et décryptent les effets de la cocaïne sur le corps, l'humeur et le mental.

Les fils des Incas et la Coca

Les pays producteurs de coca refusent de plus en plus la politique d'éradication réclamée par les riches États consommateurs, au premier rang desquels les États-Unis. Ce road movie à travers les Andes donne la parole aux cocaleros.
La coca est une plante sacrée pour les Indiens d'Amérique, qui la cultivent depuis la nuit des temps. Ils veulent pouvoir continuer à le faire, d'abord pour subsister, mais aussi pour faire vivre leurs rituels et pour se soigner. En Colombie, au Pérou, en Bolivie, le réalisateur a filmé cinq années durant la révolte des planteurs de coca, les cocaleros, qui refusent que des militaires payés par les États-Unis viennent détruire leurs récoltes. Selon les pays occidentaux, qui abritent la majorité des consommateurs, il est vital d'enrayer le trafic de cocaïne organisé par les cartels de la drogue. Les militants indigènes d'Amérique latine, eux, perçoivent cela comme une volonté d'éradication des traditions culturelles et de l'identité des populations andines. Infirmière colombienne, Diana assimile même la campagne contre la coca à un génocide. Siégeant en tant que militante au Conseil andin, un organisme intergouvernemental qui regroupe les pays des Andes, elle a servi de guide au réalisateur dans ce road movie dédié à la coca.